Parfois on veut vouloir changer pour se sentir mieux. Parfois on change sans vraiment l’avoir voulu. Quoiqu’il en soit, accepter le changement est parfois difficile, même si on l’a désiré.

On peut se sentir stressé, perdu, impuissant, désorienté, et encore beaucoup d’autres choses… Car qu’il soit physique, mental ou comportemental, un changement nécessite une réadaptation et doit passer par une acceptation intérieure.

Dans cet article, nous verrons principalement le changement intérieur, celui relié à notre développement personnel. Donc si vous avez du mal à initier le changement, si vous avez des réticences et des peurs, continuez votre lecture…

citation inspirante changement

Pourquoi le changement est difficile ?

Le changement est le fait de modifier quelque chose, de passer d’un état à un autre. C’est une modification profonde. Un changement rompt les habitudes et bouleverse l’ordre établi (définition inspirée du Larousse).

Qui dit changement, dit saut vers l’inconnu. Les repères que nous avons eus jusqu’alors sont lâchés et nous avons besoin d’en retrouver ou d’en créer de nouveaux. Pourtant nos repères sont une base qui contribue à notre équilibre et à notre sérénité. En changer peut nous faire perdre pieds.

L'Homme préhistorique a accepté de changerDans le changement, on sait ce que l’on perd mais on ne sait pas ce que l’on gagne. Notre instinct de survie nous met en alerte face à l’inconnu qui peut s’avérer dangereux. Partir à la recherche d’une nouvelle grotte pour un homme préhistorique signifie se mettre en danger (possibilité de rencontrer des prédateurs, d’affronter une météo peu clémente, de dormir dehors et être vulnérable…) et donc risquer de mourir.

D’une façon plus personnelle, nous avons vécu pendant des années en se considérant d’une certaine façon (un corps comme ci, un caractère comme ça…). Si nous devons changer, qui devient-on ? Est-on toujours nous-même ou sommes-nous en train de devenir quelqu’un d’autre ? Changer peut inconsciemment être perçu comme une infidélité envers soi, un peu comme si on reniait une partie de nous-même. La question des réactions de l’entourage se pose aussi. Comment le changement va être pris ? Serais-je toujours la même personne à leurs yeux ? Vont-ils être déçus ? M’aimeront-ils toujours ?

Mais alors comment accepter de changer malgré nos réticences et nos peurs ?

Comment accepter le changement intérieur ?

Le changement fait partie intégrante de la vie. S’il n’y avait pas eu de changement, le monde n’existerait pas tel qu’on le connaît.

Le changement, une transition douce

Tout ce qui est autour de nous change petit à petit, laissant la place à tout être vivant de s’adapter. C’est une évolution lente, une transition douce et non un changement brutal.

Pour accepter un changement, avancer doucement, par paliers

La première étape est donc de considérer le changement comme un processus lent, qui se fera en douceur. Soyez patients ! Allez-y progressivement… Quand vous rentrez dans une eau froide alors que dehors il fait chaud, vous y entrez doucement, par étapes, pour ne pas risquer le choc thermique. Eh bien, c’est pareil : un pas après l’autre !

L'humain est capable de s'adapter au changement

L’humain du 21° siècle n’est plus tout à fait le même que celui qui existait il y a plusieurs millénaires. Et pourtant il est toujours là. Il a encore beaucoup de points communs avec son ancêtre mais il s’est adapté : physiquement, socialement…

L’être humain est donc tout à fait capable de s’adapter aux changements. Mais pour pouvoir évoluer, il a dû un jour oser sortir de sa grotte et faire face à sa peur du danger.

Changer : une zone instable à traverser en douceur

Comme on l’a vu, le changement bouleverse, fait peur car il met en branle notre sécurité. Il faut donc accepter de traverser une zone un peu instable, inconnue, de se remettre en question… Avancer par paliers est une bonne pratique. Faire un petit changement, s’y habituer pendant quelques temps sans rien changer d’autre, puis refaire un petit changement, s’y habituer… et ainsi de suite.

Dans le terme changement, il y a une notion de passage brutal. Dans évolution, il y a la notion de passage en douceur, c’est un passage progressif. Pensez donc en terme d’évolution plutôt qu’en terme de changement. Vous êtes toujours vous, mais en mode évolué. Vous n’êtes pas en train de renier une partie de vous, ni d’être infidèle envers vous-même. Vous êtes simplement en train de vous adapter !

Accepter le changement : garder en tête le pourquoi

pourquoi changer

​Si par moment, vous avez envie de rebrousser chemin, repensez à pourquoi vous avez voulu ce changement. Quel était ce déclencheur ? Peut-être avez-vous voulu changer une mauvaise habitude, qui vous nuit, en une bonne habitude. Peut-être voulez-vous être plus zen. Il y avait une raison qui vous a poussée dans cette direction. Cette raison est-elle toujours valable et juste pour vous ? Et ce qui vous pousse maintenant à faire demi tour, est-ce de vraies raisons ou des excuses pour éviter la zone instable et le regard des autres ?​

Quand le changement n'est pas voulu

Un petit aparté ici, car même si aujourd’hui je parle plutôt de changement désiré, il arrive que le changement soit brutal, sans qu’on n’est rien demandé (la perte d’emploi, d’un être cher, un problème de santé…). Difficile alors qu’il se passe en douceur.

Ce ne sera donc pas une évolution mais un réel changement, un bouleversement. L’adaptation devra se faire à posteriori. Pour s’y adapter, il sera nécessaire de passer, plus ou moins rapidement, par les 5 étapes du deuil de Freud : 1) le déni, 2) la colère, 3) la négociation, 4) la dépression, 5) l’acceptation. C’est en prenant le temps de vivre chacune de ces étapes que vous pourrez passer à la suivante jusqu’à arriver à l’acceptation et donc à l’adaptation. Mais le sujet du changement non voulu mériterait de faire l’objet d’un article dédié…

La difficulté de changer ses pensées

Le changement intérieur passe par le changement de son système de pensées. Si vous voulez être plus ouvert, il va falloir changer vos pensées qui vous disent que vous êtes timide, ou que vos proches ne vous aimeront plus… Si vous voulez développer votre confiance en vous, vous allez devoir arrêter de penser que vous êtes nul ou que les autres vous dénigrent.

Mais même lorsqu’il s’agit de changer ses pensées, on peut avoir l’impression de perdre quelque chose qui nous définit, qui représente notre identité…

Nos pensées ne nous définissent pas

Comme nous l’avons vu dans l’article Comment changer une pensée, nous avons souvent du mal à les voir comme de simples pensées. Nous avons tendance à les considérer comme des vérités. C’est pour cela qu’on croit qu’elles sont notre identité. Si nous pensons quelque chose sur nous-même, nous nous identifions à cette pensée et nous la croyons véridique. “Je suis timide”, “Je n’aime pas le sport”, “Je suis maladroit”… Et si l’on s’identifie à nos pensées, si pour nous ce sont des vérités, il paraît alors impossible de les changer: “je suis comme ça et puis voilà”.

Pourtant toutes les pensées que nous avons à propos de nous-même ne sont que des opinions. Des opinions sur des comportements que l’on a pu peut-être observer à certains moments. Mais n’avez-vous vraiment jamais osé parler en public ? Avez-vous essayé tous les sports pour affirmer que vous n’en aimiez aucun ? Ne vous arrive-t-il pas chaque jour de faire toutes sortes de choses sans tout casser ?

Quelques astuces pour ne pas s'identifier à ses pensées

Prendre conscience que nos pensées ne définissent pas notre identité est la première étape pour pouvoir les changer. Pour cela, je vous conseille pour chaque pensée récurrente qui vous dessert:

Astuces pour accepter le changement

  • de changer l’interprétation qui se trouve dans la pensée en faits non discutables. Voici quelques exemples pour que ce soit plus parlant:

“Je suis nul.le” → “J’ai eu 6/20 à mon interro de maths”

“Je suis petit.e” → “Je mesure 1m55”

“Je suis maladroit.e” → “J’ai fait tomber une assiette et elle s’est cassée”

  • de trouver des contre-exemples à votre pensée:

“Je suis timide” → “J’ai osé raconter une histoire drôle devant plusieurs personnes”

“Je suis nul.le” → “J’ai de bonnes notes en français”

  • de vous demander: “Si je pense ça, qu’est-ce que ça me procure comme émotion ? Et est-ce cette émotion qui va m’emmener là où je veux ?”:

“Je suis timide” → me fait ressentir de l’infériorité → ne me pousse pas à aller vers les autres → me conforte que je suis timide

“Le sport, c’est pas fait pour moi” → me fait me sentir démotivé → ne me pousse pas à faire du sport → me conforte que le sport c’est pas mon truc

Maintenant que vous avez conscience que l’évolution fait partie de la vie et que vous avez la possibilité de changer pour vous sentir mieux, vers quoi voulez-vous aller ? Quel chemin allez-vous emprunter en sortant de votre grotte ?

➡️ Si pour cela vous avez besoin de changer vos pensées, foncez lire Comment changer une pensée.

outils epanouissement personnelSi vous voulez recevoir gratuitement le guide des 11 outils rapides et efficaces pour être plus épanoui au quotidien, suivez le lien :

➡️ Je veux le guide !